Avant 1792 Grayan et L’Hôpital est composée de deux paroisses distinctes : Saint-Pierre-de-Grayan et Saint-Jean-l’Hôpital.

 

Le nom Grayan vient soit du nom propre romain Graius, soit du vieux français Grava, désignant, sans doute, la grave.


Quant à l’Hôpital, c’est vers le XVe siècle une halte accueillante pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, débarqués à Soulac et pris en charge par l'ordre religieux des Hospitaliers.

 

Aliénor d’Aquitaine, se rendant à Soulac afin d’embarquer pour Porthmouth, emprunte un chemin situé sur le territoire de Grayan et du reste appelé chemin de la Reyne.


GRAYAN SOUS LA REVOLUTION ET L’EMPIRE (1789-1815)   

 

« Jusqu’à ce jour, j’ai été l’unique soutient de ces infortunés et je vois par apport à eux mes ressources épuisées et ce, dans un moment le plus critique. »

 

C’est ainsi que l’abbé Lapause, curé de Grayan, plaide la cause de ses paroissiens éprouvés par la disette en 1789.

 

Un prêt de grains est accordé.

 

Jacque Lapause est curé de Grayan depuis le 21 Novembre 1779 (il a succédé à Jacques Broccona, décédé).

 

Ce prêtre est aimé de ses paroissiens, c’est un homme bon et naturellement il est nommé Maire de Grayan le 28 Février 1790.

 

Il doit néanmoins se retirer en Novembre de la même année car un décret de l’Assemblée Nationale du mois de Juillet déclare cette place incompatible avec celle de curé.

 

Eliès Martin lui succéde le 14 Novembre1790. Le citoyen Bernard Meynieu est élu Maire de Grayan le 9 Novembre 1792.

 

La révolution se passe sans troubles graves dans notre commune.

 

Le 28 Juin 1793 (10 Messidor), on ordonne que tous les signes de la royauté et de la féodalité soient enlevés et détruits jusqu’à la moindre trace . . .

 

On procéde à l’inventaire de tout le matériel de l’église de Grayan.

 

Certains habitants semblent avoir voulu s’approprier des terrains communaux en les défrichant.

 

La municipalité ordonne l’arrêt de ces opérations.

 

En 1793, plusieurs jeunes Grayannais sont proclamés « Soldats volontaires de l’armée », certains n’en reviendront pas.

 

Le premier Floréal de l’an II (20 Avril 1794), le Maire fait démonter une cloche de l’église afin de la faire peser (à St Vivien) et de l’envoyer à la fonte.

 

L’environnement de notre commune à cette époque est bien différent de celui que nous connaissons.

 

Un document daté du 21 frimaire de l’an III (11 Décembre 1794) nous apprend que les habitants de la commune « s’occupent depuis deux ans et à grand frais » de faire écouler les eaux de leurs parcages marécageux en pratiquant des canaux ou fossés.

 

Tous les terrains cultivés de la commune ne sont que sable et ne produisent qu’à force de fumier, d’où la présence d’un élevage important d’animaux à laine (moutons, brebis).

 

On y apprend aussi qu’il y a très peu de bois dans Grayan (les communaux étaient exclusivement constitués de sables de landes attenantes).

 

Les pacages marécageux, propriétés particulières, restent inondés jusqu’à ce que la chaleur de l’été les assèche.

 

Les archives nous font défaut au-delà de Mars 1795 et jusqu’en 1821.  

 

On sait cependant que le 10 prairial de l’an XII (30 Mai 1804), c’est le citoyen Guillaume Martin qui fût nommé Maire des communes de « Grayan et l’Hôpital réunies » en remplacement du citoyen Guillem Videau, démissionnaire.

 

D’après les archives, la réunion des communes de Grayan et de L’Hôpital eut lieu à une date comprise entre 1801-1804.

 

Il y a une Mairie ou « Maison commune » à l’Hôpital. Le citoyen Bernard en est le Maire en 1794.

 

 

 

GRAYAN ET L’HÔPITAL DE 1819 À 1835  

 

Le 21 Avril 1821 a lieu l’installation du nouveau Maire des communes de Grayan et L‘Hôpital réunies : Pierre Vovard.

 

 

 

Le 9 Mai 1821, le conseil municipal, renforcé des dix plus forts imposés par la commune, délibère au sujet d’ensemencement de trois dunes.

 

Il est fait lecture d’une reconnaissance écrite sur parchemin, datée du 20 Juillet 1726, signée Maurin notaire royal, faite par les tenanciers de la juridiction d’Artras et Cassac en faveur du noble Jean de Rabenne de la Lande.

 

Dans toute l’étendue de la juridiction, les tenanciers ont le droit de faire pacager leurs bestiaux, gros et menus, et d’y prendre des soutrages. . .

 

Le conseil renforcé fait part à M. le Sous-préfet de Lesparre de l’inquiétude qui afflige les habitants si le projet se réalise d’ensemencer les trois dunes situées presque au centre du dit communal.

 

En fait, 68 hectares de sable ont déjà été ensemencés par l’Etat en 1819 et 1820.

 

Ces dunes dites du « grand Raymond » et de « Tastesoule » se situent sur l’Hôpital.

 

 

 

En 1821, l’Etat envisage la fixation par le pin maritime de 360 hectares de sable, dont les dunes dites de « Martignant », de la « Barreyre », de « Carreau » et de la « Moulineyre ».

 

 

 

Le 4 aout les travaux de fixation sont attribués par adjudication, M. Jean Bourgès demeurant à Soulac, moyennant la somme de 50 400F.

 

L’inquiétude des habitants n'est pas prise en compte, sachant que les semis sont interdits au pacage des bestiaux.

 

 

 

Le 22 Février 1824, il est procédé au bornage du grand chemin processionnal qui conduit de la place du bourg de Grayan à l’église (aujourd’hui Route de Talais).

 

La commission fixe à l’unanimité et irrévocablement la largeur du chemin à 30 pieds, cela à partir de la place publique du bourg de Grayan, sur laquelle a été construite depuis un temps immémorial une croix en pierre qui s’y trouve établie, et en continuant, jusqu’à l’église.

 

 

 

Le 12 Aout 1927, douze habitants des villages de Piqueau , Videau et des Eyres demandent pour eux et pour les autres habitants des trois villages la jouissance exclusive des terrains communaux de la Praderie d’Artras et Cassac situés dans la commune de Grayan et ce « en vue d’une inféodation faite aux trois villages qu’ils représentent, par Messires Jacques Durrousseau, Martial de Vertamon et Demoiselle Thérèse du Château, seigneurs et dame des maisons nobles de Taste et de Martignan, retenue par Maitre Maurin notaire, le 15 Juillet 1726 ».

 

 

 

Le 8 Septembre 1833, le Conseil Municipal décide, en application de la loi du 28 Juin sur l’instruction primaire (la loi Guizot ordonne qu’il y ait une école par communes de plus de 500 habitants. Grayan et l’Hôpital réunis comptent alors 966 habitants), de voter 3 centimes additionnels destinés aux frais et dépenses de l’école primaire établie à Grayan.

 

 

 

Le 31 Janvier 1834, le Conseil Municipal procède à la nomination d’un instituteur.

 

C’est M. Bernard, qui exerce déjà cette fonction qui est nommé.

 

Le conseil municipal décide que 9 enfants, 6 de Grayan et 3 de l’Hôpital, seront instruits gratuitement. Il fixe également les droits de l’école qui sont :

 

- pour lire : 1,25 F

 

- pour lire et écrire : 2F

 

- pour lire, écrire, calculer et la grammaire : 3F

 

 

 

Le 2 Mars 1834, le Maire ordonne la publication de l’adjudication définitive au rabais de l’ensemencement des dunes dites de Matignan et du Grand Labiau.

 

 

 

Le 22 Juin 1834, a lieu l’adjudication au plus offrant de droit de pêche et de rouissage pendant 5 années dans la communale la Barreyre.

 

L’enchère débute à 200 F et monte à 385 F, offre de Jean Berlan à qui est attribuée l’adjudication.

 

 

 

GRAYAN ET L’HÔPITAL DE 1860 À 1896.

 

Suite à la loi de 1857, les communes du Médoc voit progressivement leurs landes incultes se transformer en forêts de pins ; c’est le paysage tel que nous le connaissons aujourd’hui.

 

 

 

Cette modification radicale et les bouleversements qu’elle provoque (disparition des bergers de la lande, exploitation de la forêt et de ses produits résineux) se passe rarement sans incidents . . .

 

 

 

Le 21 Mai 1860, la décision du Conseil Municipal (Elie Videau étant Maire) de vendre 100 hectares de terrain communaux afin de financer l’ensemencement des dunes communales met le feu aux poudres.

 

Cette décision va pourtant dans le sens du souhait d’une bonne partie des habitants qui réclame cette vente depuis 3 ans déjà...

 

 

 

Pourtant, suite à cela, le Maire est remplacé.

 

Des intérêts particuliers et nuisibles  se déchaînent durant quinze années au moins.

 

Dans notre commune, rien ne pourra se faire. . .

 

 

 

Quatre Maires se succédent de 1860 à 1874 :

 

Jean Juglat de 1860 à 1865, Guillaume Gay de 1865 à 1869 et de 1871 à 1874 (ce dernier est opposé à la vente des biens communaux) et Pierre Bibard en 1870 à 1871.

 

Les Conseils Municipaux succèdent aux Conseils Municipaux.

 

IL y a 11 démissions de conseillers de 1871 à 1874.

 

Seuls 20 hectares de dunes communales sont ensemencés, durant l’année 1864.

 

 

 

Le projet de Mairie, avec salle d’école pour 50 garçons, cuisine et logement pour l’instituteur, voté en 1862 ne voit le jour . . . qu’en 1887 (bâtiment actuel de la poste).

 

 

 

En 1867, le Conseil Municipal donne un avis favorable au projet de chemin de création nouvelle, dénommé chemin d’Intérêt Commun n°158 allant de Grayan à Hourtin, sur la partie « étang de la Barreyre _ village de Mayan en traversant le marais ».

 

Ce chemin très important doit désenclaver les communes du Médoc et participer au grand essor de l’exploitation des futures forêts de pins. Il s’agit de l’actuelle route des lacs.

 

 

 

Un procès a lieu, intenté à la commune en 1862 par 5 à 6 habitants des villages de Videau, les Eyres et Piqueau, afin d’obtenir des droits sur « leurs terres » selon un acte de propriété daté du 15 Juillet 1726.

 

Après avoir obtenu gain de cause, les dits habitants obtiennent le bornage des terrains concernés par le litige.

 

Une section de commune se dénomme désormais « section de Videau-Piqueau-Les Eyres ». Elle existe toujours.

 

 

 

« Quelques conseillers mal inspirés, ne cherchent que leur intérêt personnel à ruiner la commune et mettre le désordre » écrit Charles Jugla, conseiller municipal le 9 Mars 1868.

 

La situation n’évolue guère et perdure après les élections de Numa Bibard à la tête de la Mairie le 13 Décembre 1874.

 

Agé de 30 ans, propriétaire-cultivateur, il reste Maire dix ans. Soucieux du bien de la commune jusqu’alors « sacrifiée à l’intérêt personnel » comme il le dit lui-même, il n’est pas opposé à la vente des biens communaux.

 

La tension retombe pendant sa mandature et après la reconstruction de l’église de l’hôpital en 1880-1881, la commune fait l’acquisition d’une maison avec terrain, destinée à servir d’école des filles, en 1884 (cette maison existe toujours, Rue de l’Abbé Luzier).

 

 

 

Dans sa séance du 3 Juin 1883, le Conseil Municipal décide la création des Routes de « Louda » et de Videau à Labiau (aujourd’hui Route du Gurp ou de l’océan) et vote pour leur confection un crédit de 1 500 F pour chacune d’elles, à prendre sur les fonds provenant de la vente des biens communaux.

 

 

 

Cette dernière route est ouverte en 1888, sous le mandat de Jean-Jacques Hériard Dubreuil, propriétaire du domaine de Hutte, et avec l’aide financière de Louis-Bertrand Babylone, propriétaire des anciennes forêts domaniales de pins maritimes de Grayan », et qui posséde à Labiau une villa (aujourd’hui en ruines) et des maisons de résiniers.

 

 

 

120 hectares sont ensemencés en 1885, 100 hectares en 1886 (au terreau fin), 100 hectares à Taillebois en 1894 puis en 1895.

 

13 résiniers sont recensés sur la commune à la même époque, landais pour la plupart car l’exploitation de la résine, désormais est un métier d’avenir tout comme l’exploitation des bois de pins utilisés notamment comme poteaux dans les mines de charbon.

 

 

 

En l’espace de 40 ans, le pin maritime l’a emporté, il est devenu un synonyme de prospérité.

 

 

 

 

 

GRAYAN ET L'HÔPITAL DE 1896 à 1921 

 

En 1896, la forêt communale représente une surface de 460 hectares, des semis pour la plupart.

 

Suite à la loi de 1857, la commune prend à sa charge les ensemencements mais faute de moyens a beaucoup de mal à y parvenir et a pris du retard.

 

La même année, une délibération indique que les parcs ou bergeries que l'on voudrait installer sur le communal seront toujours placés à une distance de 500 mètres les uns des autres et de toute façon en dehors des semis.

 

On embauche le premier résinier communal en 1900.

 

Ce dernier doit travailler toutes les parcelles de pins en âge de résiner et tous les pins isolés disséminés sur le territoire communal.

 

En 1912, ils sont aux nombres de 4 résiniers pour entretenir les 700 hectares de la forêt communale.

 

On ne cultive pas seulement les pins sur notre commune, mais également la vigne.  

 

95 propriétaires se partagent 320 hectares de vignoble.

 

On produit en 1900, 1672 barriques de vin rouge et 1708 barriques de vin blanc.

 

Les plus gros propriétaires sont Guillaume JUGLA du bourg avec 20 hectares, Abel HERIARD DUBREUIL à la hutte avec 15 hectares et Raymond CRUCHON de PIQUEAU avec 10 hectares.  

 

Jean VERDIER, propriétaire est le maire de 1886 à 1900.

 

Suivent ensuite Abel HERIARD DUBREUIL, propriétaire du domaine de la hutte et avocat de Bordeaux de 1900 à 1904, puis son adjoint et opposant, Richard SOUET de 1904 à 1906, qui est remplacé car jugé trop radical dans ses mesures.

 

Il a en outre limogé le sonneur attitré des églises communales interdisant toutes sonneries des cloches avec confiscation des clés (cette mesure fut levée très rapidement après l'intervention d'un adjoint) et il souhaite interdire les processions.

 

Le 5 juin 1904, on inaugure La fête de la Rosière, une tradition qui se perpétue encore de nos jours.

 

Lamberdine LAMBERT est la première rosière.  

 

C'est Pascal VERDIER (fils de Jean VERDIER) qui succéde à Richard Souet après un intérim assuré par Raymond CRUCHON.

 

Maire de 1906 à 1912, il est géomètre de métier et marié à Marie VERDIER, institutrice à l'école des filles de Grayan de 1888 à 1918.

 

Leur belle maison de pierre fait face aujourd'hui à la maison des associations.

 

Le 11 février 1911, est créé un bureau téléphonique dans la commune avec adjonction d'un service télégraphique.

 

Le 18 février, Mr jean VOLUZAN, receveur-buraliste est désigné pour assurer la gérance de ce bureau … Le montant du salaire alloué par le Conseil Municipal pour la gérance des services est fixé à 200F par an.  

 

En séance ordinaire du 16 février 1912, sur la proposition du Maire Pascal VERDIER, le Conseil Municipal décide d'engager les démarches nécessaires afin que la commune soit dotée d'un poste de facteur receveur.

 

Auparavant, le facteur de Grayan allait récupérer le courrier de la poste de Saint-Vivien pour le distribuer à partir de 8h00 tandis que la correspondance du jour arrivait après son départ ce qui occasionnait un retard préjudiciable de 24h00 dans la distribution de ce courrier.  

 

Le 1er mars 1913, est ouvert un établissement de facteur-receveur à Grayan et l'Hôpital.

 

Le 30 novembre 1913, le maire Gabriel LIBRON, demande à l'administration postale de pouvoir faire concorder l'arrivée des trains transportant le courrier en gare de Talais avec le passage du facteur de Grayan afin de pouvoir desservir l'ensemble de la commune de Grayan et l'Hôpital sans trop de retard dans la distribution.

 

Le bureau de poste est situé dans une maison face à l'église touchant la colonie Léonce JUGLA (espace occupé de nos jours par la salle Guy LARTIGUE)

 

La terrible guerre déclenchée en août 1914 emporte 29 enfants du village «Morts pour la France».

 

Une souscription ouverte en 1920 permet la construction du monument aux morts pour la patrie.

 

De 1921 à 1934, l’histoire communale est marquée par un épisode qui est resté dans les mémoires des plus anciens, connu sous le nom de la «Praderie» (section des villages de Videau de Piqueau et les Eyres) qui devient une opposition frontale et très virulente du Maire de l'époque sous la présence de Richard SOUET, ancien maire.

 

 

 

GRAYAN ET L'HÔPITAL DE 1921 à 1941  

 

En 1921, la praderie, section des villages de Videau, Piqueau et les Eyres, devient une opposition frontale et très virulente au Maire de l'époque, sous la présidence de Richard Souet (1863-1940), ancien Maire.

 

 

 

"Puise, puise, petit Gabi dans la caisse de la Praderie pour t'acheter les 11 brebis", disait un air connu à cette époque Gabi étant le Maire Gabriel Libron et les onze brebis ses onze conseillers municipaux.

 

 

 

Des procès ont déjà eu lieu dans le passé.

 

Une commission syndicale est créée en 1921 pour défendre les intérêts de la section et de ses habitants (un état dans l'état en quelque sorte).

 

Que reproche-elle à l'administration municipale et à son Maire ? : de mal entretenir la forêt, de vendre du bois à des propriétaires extérieurs ainsi que les résines de la section au seul profit de la commune et de ne pas reconnaître l'existence de cette section.

 

"Depuis longtemps, en particulier le 11 Juin 1921, les habitants et propriétaires de la section avaient l'occasion de constater une administration déplorable de ses biens" (Richard Souet 5 Novembre 1927).

 

 

 

Dans sa séance du 22 Novembre 1927, le Conseil Municipal déclare "que les habitants de la section n'avaient aucun droit particulier".

 

Les actions en justice et la situation inextricable s'éteignent avec la disparition du Maire Gabriel Libron à l'âge de 56 ans en 1934.

 

 

 

En Mars 1927, la commune a pris livraison d'un tracteur débrousailleuse avec landaise.

 

 

 

Une cabane est construite pour l'abriter dans la lède, d'où, le nom du lieu-dit "La cabane du tracteur".

 

 

 

Marcel Portier, propriétaire, succède à Gabriel Libron en 1934. Comme son prédécesseur, c'est un maire paysan.

 

 

 

Il ne se passe rien de particulier jusqu’à la déclaration de guerre en Septembre 1939.

 

Toute la vie du village est centrée autour des travaux et champs, de la vigne (très présente à cette époque) de l'industrie du pin maritime et de l'élevage des bestiaux.

 

On y trouve tout un artisanat : Debidas le forgeron, Pivoteau le charron, Elie Berton le charpentier, les épiceries Fanély Berton à Videau, Adélaïde Maurin aux Eyres, Marthe Pivoteau au bourg de Grayan, . . . les marchands ambulants comme "Petite Lotte», marchands de peaux de lapins et de "gueilles".

 

 

 

On ne parle pas encore de tourisme chez nous, mais on notela présence de la colonie de l'Union Bordelaise des Patronages Scolaire et Laïque appelée aussi "Léonce Jugla" du nom de ses fondateurs en 1904.

 

Située au bourg de Grayan, elle occupe l'emplacement actuel de la Mairie et des ateliers municipaux.

 

Elle accueille aux vacances scolaires d'été des enfants Bordelais, et on y emploit des gens du village à la cuisine, au réfectoire, à la lessive ainsi que pour les conduire en charrette à cheval à la mer ou dans la forêt.

 

 

 

Au milieu des champs se trouve encore le Moulin de Daugagnan. Le chemin du Moulin de Daugagnan perpétue le souvenir de cet édifice qui est démoli en 1937 et  acheté par la commune par M. Raymond PIC dans le but dans extraire la pierre pour l'entretien des chemins vicinaux.

 

 

 

Ainsi disparait le dernier des trois Moulins à Vent de notre village. Marcel Portier, maire de la commune, est révoqué en 1941 par le régime de Vichy qui institut la mise en place de délégations spéciales en lieu et place des Conseil Municipaux.

 

 

 

GRAYAN ET L'HÔPITAL DE 1945 à 1960

 

Notre village est occupé de Juin 1940 jusqu’au 17 Avril 1945, date de sa prise par les troupes Françaises de libération.

 

Le Médoc n'est définitivement libéré que le 20 Avril à 20h30.

 

 

 

Le 22 Avril 1945, le Général de Gaulle en personne se rend à Grayan et l'Hôpital "au Camp d'aviation" pour féliciter la brigade du Médoc.

 

Une stèle de marbre commémore cet évènement, face au moto cross, Route de Soulac.

 

 

 

George Birot est le 1er Maire de l'après-guerre en Octobre 1945. Les habitants qui ont évacué avant les combats de libération sont rentrés.

 

Ils retrouvent leur village partiellement en ruine.

 

Le bourg a été bombardé, l'église et des maisons sont touchées, le village de Videau est pratiquement rasé, les trous de bombes coupent la route devant l'épicerie de Juliette Daspet dont il ne reste rien.

 

 

 

De plus, les habitations ont été pillées, les meubles dispersés.

 

Le long des chemins, dans les jardins, les herbes folles ont tout envahi, les terres et les vignes sont abandonnées, la forêt est détruite à 80% incendiée dans les combats et les côtes sont inaccessibles car minées.

 

 

 

Les habitants doivent réapprendre à vivre, remettre en état, à nouveau travailler leurs terres pour se nourrir.

 

Ce sont des temps très difficiles de pénurie, on manque de tout. Alors, à l'image du pays, notre village reprend vie progressivement.

 

La première rosière de l'après-guerre, Mademoiselle Ginette Portier, est dignement fêtée en 1946.

 

Une foule nombreuse y participe.

 

 

 

De nouvelles élections municipales ont lieu en Octobre 1947. Monsieur Guy Lartigue est élu Maire de la commune.

 

Agé de 23 ans, il est alors le plus jeune maire de France. Son premier mandat est consacré à la remise en état de la commune grâce à l'attribution de dommages de guerre.

 

Il faut aussi reconstituer la forêt communale dont on exploite encore la résine.

 

Durant les années cinquante, la commune a encore une vocation essentiellement agricole mais également sylvicole (gemmage, scierie Martin à l'Hôpital).

 

L'élevage y est important, notamment l'élevage bovin laitier qui perdure jusqu'au début des années quatre-vingt.

 

 

 

Les automobiles sont encore rares, aussi certain déplacements utilisent toujours les chevaux, les mulets ou les ânes qui servent également pour les travaux des champs.

 

 

 

En 1954, on recensse162 chevaux, 11 mulets et 12 ânes mais aussi 150 porcs (chaque famille éleve son ou ses cochons qui apportent une nourriture indispensable).

 

 

 

Les terres labourables représentent 150 hectares, on cultive surtout le maïs, mais aussi le blé (les batteuses de Louis Bourgeaud et d'Emile Bergey effectuent le dépiquage après la moisson), les pommes de terre, le seigle et l'avoine.

 

 

 

La vigne présente sur 250 hectares en 1954, n’est pas d'appellation. Le vin récolté est vendu à des courtiers, le restant consommé par les familles.

 

 

 

En février 1955, la commune fait l'acquisition d'un fourgon scolaire Renault.

 

L'école qui se tient jusqu'alors dans l'ancien presbytère va être modernisée.

 

 

 

En 1957, le groupe scolaire actuel est mis en service en lieu et place du presbytère précité qui fut démoli.

 

Une nouvelle Mairie est inaugurée le 14 Septembre 1957 à l'emplacement de l'ancienne colonie de l'Union Bordelaise des Patronages Laïque, achetée par la commune avec tous ses bâtiments qui deviennent également garages et ateliers municipaux.

 

On y trouve la caserne des sapeurs-pompiers, corps communal créé en 1956.

 

 

 

Parallèlement, l'ancienne mairie-école des garçons devient le bureau de poste alors que l'ancienne école des filles est devenue le presbytère.

 

Ce dernier dont le bâtiment existe toujours quasiment en l'état, Rue de l'Abbé Luzier, curé de la paroisse à l'époque.

 

 

 

Un terrain jouxtant l'ancienne salle des fêtes et l'ancien bureau de poste est acheté en 1955, pour y construire un foyer Rural.

 

 

 

On y trouve également les douches municipales, un télé-club est créé, ce qui permet aux habitants d'aller y regarder les premiers programmes de télévision.

 

 

 

Dès le début des années cinquante, quelques campeurs ont découvert au bout d'un chemin menant à l'océan, sous quelques vieux pins épargnés par la guerre, un endroit calme et sauvage propice aux vacances.

 

On appelle cet endroit "Gurp les Pins" à cette époque ou les troupeaux de chèvres et les vaches peuplent encore le communal.

 

 

 

En 1956 puis 1958, Madame Jeanne Lanaud puis Monsieur Roger Voluzan y installent des petits commerces avec buvette.

 

 

 

GRAYAN ET L'HOPITAL DE 1960 A NOS JOURS  

 

Au tout début des années 60 notre village possède encore un caractère rural traditionnel.

 

Le paysage est essentiellement composé de terre agricoles, vignes, prairies et bois.

 

Dans la forêt communale, une quinzaine de résiniers sont encore en activité.

 

Le gemmage va d'ailleurs progressivement disparaître avec l'apparition des produits de synthèse.

 

 

 

En 1967, soixante-dix hectares de vigne sont encore déclarés par les propriétaires, mais les vins d'appellation ont déjà sonné le glas de ces vignes hybrides.

 

Ne servant plus qu'à la consommation personnelle elles sont progressivement arrachées ou abandonnées au profit du maïs et du pin maritime.

 

 

 

L'élevage est omniprésent : l'élevage de bovin, surtout laitier (on compte une quarantaine de troupeaux représentant 600 bêtes) ainsi que les chevaux de travail encore très utilisés.

 

 

 

Durant la saison d'été la commune commence à faire surveiller la plage, les touristes se faisant de plus en plus nombreux.

 

 

 

Le Conseil Municipal a l'idée de créer une station balnéaire.

 

Il existe alors une sorte de camping sauvage, plus ou moins organisé, au Gurp, où un puit est creusé.

 

Il devient payant et géré par la municipalité.

 

 

 

Il est alors composé de deux parties : l’une située derrière les commerces et l'autre en face correspondant aujourd'hui au "Laurier Rose" où un premier bloc sanitaire sera construit en 1970.

 

L'étroite piste qui mène à l'océan est élargie en 1973/74 pour devenir la route actuelle.

 

 

 

Parallèlement, un village de 20 gîtes communaux construit en deux tranches est implanté près du stade municipal et inauguré en1968.

 

Mais pour officialiser les choses il faut le concours des pouvoirs publics.

 

Dans le début des années 70  est créée la mission interministérielle d'aménagement de la côte aquitaine (MIACA).

 

 

 

En 1972, M. Biasini Président de la MIACA va rendre visite au Maire de Grayan M. Lartigue, qui tient à son projet de station balnéaire à la Léde du Gurp et cherche à s'assurer le concours de porteurs de capitaux.

 

Après maintes démarches et en raison de multiples contraintes (schéma d'aménagement de la côte aquitaine, espèces protégées . . .) la décision fest prise de créer un camp de naturiste à Dépée.

 

 

 

Les propositions d'investisseurs et de promoteurs affluent, mais la plus sérieuse vint d'une entreprise de Vendays dirigée par M. Hubert Lacroix et qui a déjà fait ses preuves.

 

Mr Lartigue propose le nom d’EURONAT pour ce nouveau centre de 335 ha dont le concepteur du projet est M. Jacques Faure.

 

 

 

Le 18 Juin 1975, est signé un bail emphytéotique de 99 ans qui, à son issue, fait que la société anonyme nouvellement créée, rendra jouissance, terrain et équipements à la commune de Grayan et l'Hôpital.

 

 

 

Les années 70  voient le renforcement du réseau de distribution électrique ainsi que l'adduction d'eau potable, "l'eau courante" comme disent les gens à l'époque.

 

 

 

En Janvier 2001, M. Guy Lartigue après 53 années dans la fonction de Maire démissionne.

 

La transition est assurée par M. Serge Laporte qui est élu Maire aux élections municipales de mars 2001.

 

Si notre commune a gardé son caractère de village elle a su évoluer au fil des années pour présenter l'image qu'on lui connaît aujourd'hui, sa population ayant quasiment doublé en 30 ans.

 


EURONAT

 

Le 31 Octobre 1947, Guy Lartigue est élu Maire de Grayan et l'hôpital et devient d'ailleurs le plus jeune maire de France.

 

Durant deux décennies, il s'attache à assainir et reboiser la commune.

Cette tâche accomplie, il a l'idée, avec le Conseil Municipal dans les années 70, de créer une station balnéaire.

 

Il existe alors un camping quasi sauvage au Gurp, avec des installations minimales.

Aussi, pour officialiser les choses, il faut le concours des pouvoirs publics.

 

Pour valoriser les espaces côtiers afin de les ouvrir au tourisme, l'Aquitaine est dotée d'une Mission Interministérielle d'Aménagement de la Côte d'Aquitaine (MIACA).

La politique du premier président de la MIACA est de ne rien faire là où il n'existait rien de construit auparavant et de n'autoriser d'urbanisation qu'à partir de plus de plus de 5 kilomètres de la côte.

Cette position n'est pas retenue.

Le nouveau président, Emile Biazini, eu une oreille plus attentive aux demandes de Guy Lartigue.

Toutefois la MIACA ne prévoit toujours pas d'implantation dans le secteur d'équilibre naturel qui s'étend entre Soulac et Hourtin.

 

Monsieur Biazini vient rendre visite au Maire de Grayan et propose la création d'un camp naturiste qui correspond aux critères retenus dans l'espace naturel, protégé suite à des études environnementales qui font ressortir la présence d'espèces protégées.

 

La décision est donc prise (M. Lartigue dût quand même convaincre son Conseil Municipal) de créer un centre de naturiste au seul endroit qui le permet en dehors de la zone naturelle à savoir au lieu-dit "Dépée. "

L'origine du nom de ce lieu remonte à 1825 car à cette époque, Antoine d'Epée, maire de St-Vivien, fait construire une maison dans ce secteur qui sera baptisée plus tard d'Epée".

 

Les propositions d'investisseurs et promoteurs commerciaux commencent à affluer, mais point les capitaux et le savoir-faire. Finalement, c'est l'entreprise vendaysine située au "Champ du Roi" dirigée par Hubert Lacroix, qui a construit le Club Méditerranée à Montalivet, qui est retenue.

 

Le Conseil Municipal confit donc à une équipe du pays la promotion du camp sur lequel il reste à trouver un nom.

Guy Lartigue propose EURONAT ce qui séduit l'équipe qui venait de se constituer avec le renfort de Jacques Fort, ingénieur, concepteur du projet.

 

C'est le 18 Juin 1975, qu'est signé un bail emphytéotique de 99 ans qui fait qu'en l'an 2074 la société anonyme créée pour la circonstance rend jouissance, terrains et équipements, à la commune de Grayan et l'Hôpital.

 

Les premières constructions de chalets débutent en 1976 par le village Europe.

 

AUJOURD'HUI :

Le centre d'Euronat réparti sur 335 hectares, c'est :

 - 36 kms de routes

 - 1 200 chalets répartis sur cinq villages, 30 chalets restant à construire dans le village Afrique

- environ 180 Grayannais qui y ont une résidence principale

- 9 000 vacanciers au plus fort de la saison

- 35 personnes employées à l'année ainsi que 150 saisonniers, sans compter le personnel travaillant dans la trentaine de commerces en période estivale.

 

L'hiver, (début Novembre à fin Mars), seule la boulangerie fonctionne ainsi qu'un centre de remise en forme : Atlantic Gym.

Il est animé par Franc Raynaud (professeur Diplômé d'Etat BEFM) et ouvert tous les jours du lundi au dimanche de 8h30 à 20h00.

Pour avoir un aperçu des différentes activités, tarifs et planning des cours, consultez le site internet : www.atlantc-gym.com.

Tél : 05 56 09 34 09 - 06 62 65 72 69.

Le centre de Thalassothérapie, partie intégrante d'Euronat, vous propose diverses formules de cures, de soins ainsi qu'un espace beauté.

Renseignements : www.euronat.fr. Tel : 05 56 73 24 50.

 

Rappelons qu'Euronat rapporte quelques revenus à la commune, abondant ainsi son budget de façon non négligeable.


ORIGINE HISTORIQUE DE L'HÔPITAL 

 

En 1128, des seigneurs de Lesparre font un legs en fondant un hôpital pour l'accueil et le réconfort des pèlerins, les "Jacquets" qui, traversant la Gironde entre Talmont et Soulac, passent par ce lieu pour se rendre à Saint-Jacques de Compostelle.

 

Cet hôpital est ensuite donné, vers 1168 à l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui deviendra plus tard l'ordre de Malte.

 

Le Saint Patron de l'hôpital (de Grayan et l'Hôpital) demeure d'ailleurs encore aujourd'hui Saint-Jean.

 

Cet ordre a ses origines à Jérusalem à l'époque des croisades.

Au milieu du XIème siècle, des marchands Italiens créent un monastère.

 

Vers 1080, le supérieur fait construire à côté de son monastère un hôpital (hospice) dédié à Jean-Baptiste.

Son rôle est d'accueillir et de soigner les chrétiens venus accomplir un pèlerinage en Terre-Sainte.

 

Les hospitaliers étendent leur rôle à la protection des voyageurs sur mer et les Templiers ou Chevaliers de Malte remplient la même fonction mais sur terre.

L'ordre est divisé en associations nationales et les biens à administrer confiés entre autres, à des commandeurs.

 

L'Hôpital de Grayan, qui se nomme alors Hôpital de la Grayanne, est le 4ème à être fondé en France.

Il se situt au bord du "chemin de la Reyne" conduisant à l'hôpital des Templiers de Vensac.

 

Au XVème siècle, il y a 9 commanderies en Gironde dont 3 en Médoc, situées sur le bord du fleuve : Grayan, Benon et Arcins.

 

De l'hôpital initial, il ne reste aucune trace si ce n'est un dessin à la plume réalisé par le baron de Marquessac en 1864, représentant la chapelle romane de l'époque, en partie détruite. Dans cette chapelle, il observe des colonnes et une croix templière sculptée au sommet, témoignages de cette époque.

 

C'est sur ces fondations qu'est construite la chapelle actuelle en 1880-1881.

 

Le blason de Grayan rappelle cette histoire puisque comportant :

- La croix pattée des hospitaliers de Saint-Jean.

- Le coquillage, témoignage du pèlerinage effectué.

- Le bâton traditionnel du Pèlerin avec gourde.

 

Le pèlerinage est né de la découverte d'un tombeau fait en Galice vers l'an 800, et supposé être celui de l'apôtre Jacques, premier apôtre martyr de la chrétienté.

 

En 1121, le pape Calixe II fait de Saint-Jacques de Compostelle une ville sainte, du même ordre.

C'est à cette époque que le pèlerinage se développe dans toute l'Europe et se structure en créant des voies (chemins) officielles.

 

Des chemins de Saint-Jacques sont tracés par la fédération Française de randonnées pédestres à partir des années 1970.

 

Si des Grayannais sont en possession de documents ou d'informations complémentaires (qui sont assez rares) sur cette période ainsi d'ailleurs que toute documentation historique relative à notre village, qu'ils veuillent bien nous les communiquer.


Liste des Rosières :

1904 LAMBERT Lambertine                     

1905 CHARGE Chargeline                         

1906 ROUX Rosa                                        

1907 DASPET Marie                                   

1908 COURTIAU Jeanne                            

1909 SEURIN Marie                                    

1910 MIQUAU Marie                                  

1911 TREPAUT Célina                                 

1912 BERTHON Françoise                          

1913 LAFON Léontine                                 

1914 BALEX                                                   

1915 FAUX Marie                                         

1916 CLAVERIE Catheine                             

1917 PIVOTEAU Jeanne                                

1918 LAFFONT Jeanne                                  

1919 BAGAT Marie

1920 LANAUD Marie Sémida

1921 FERROU Fernande

1922 BAYON Madeleine

1923 LAMBERT Catherine

1924 NEZAN Françoise

1925 VALEAU Fabienne

1926 FOGRET Madeleine

1927 BARRIERE Madeleine

1928 LAPORTE Elisabeth

1929 BIGEAU Madeleine

1930 SICAUD Marie

1931 Pas de Rosière

1932 RIVES Suzanne

1933 ALMONT Yvette

1934 Pas de Rosière

1935 DASSE Jeanne

1936 LAMBERT Marie

1937 Pas de Rosière

1938 GUILLAUME Pierrette

1939 DIEU Simone

1940 Pas de Rosière

1941 RABENNE Georgette

1942 CLAVERIE Denise

1943 BAGAT Georgette

1944 LAVILLE Jeanine

1945 Pas de Rosière

1946 PORTIER Ginette

1947 RABENNE Marie Louise

BOUILLEAU Jeanine